Relation homme-chien, le b.a.-ba


Le chien est tout comme l’homme un animal social. La communication revêt chez les espèces sociales une importance considérable. Toutefois, l’homme et le chien appartiennent à deux espèces sociales différentes avec des règles différentes. Chaque espèce a ses spécificités tant sur le plan de la communication que concernant ses capacités cognitives.

 Concernant la dyade homme/chien, seul l’homme est capable d’apprendre à observer avec précision l’expression des émotions canines et à percevoir de manière subtile les messages canins. C’est donc lui qui doit s’adapter au mode de communication du chien et pas l’inverse. Or, bien souvent, il fait preuve d’une méconnaissance totale du répertoire comportemental canin, des règles de communication et des capacités adaptatives de cette espèce. Par voie de conséquence, l’homme a fréquemment une très mauvaise lecture de l’étiquette canine. Il se trompe souvent.

 Le chien présente certes une grande aptitude à utiliser les signaux de communication sociale humains toutefois, il ne peut accéder à toutes les subtilités de notre communication et en particulier au langage qui caractérise notre espèce. Par ailleurs, quelles que soient nos attitudes, qui sont parfois involontaires : nos postures, nos gestes, nos mimiques, nos regards, nos déplacements, notre voix, le chien y répond avec son interprétation canine en fonction de ce qu’il croit reconnaitre comme signal apparenté canin. Il ne peut avoir que des comportements canins. Forcément, il se trompe parfois.

Le chien familier est un animal captif sans autonomie, sans territoire, il dépend de nous. À ce titre, nous avons une responsabilité à son égard : celle de le comprendre. Si l’homme s’en donne la peine, la relation homme/chien peut être très forte affectivement. Dans le cas contraire, elle sera fragile voir même vouée à l’échec.