Petit guide pratique pour une relation Homme-Chien réussie


Le chien familier est parfois intégré de manière si étroite à sa famille humaine que cette dernière en arrive à oublier que le chien est un chien. En tant que membre de la famille, le chien est souvent placé dans des situations ambigües, voire indéchiffrables, qui sont pour lui, génératrices de stress. Ces situations conduisent l’animal à adopter des comportements qui ne sont pas ceux attendus par la famille ce qui détériore les relations entre le chien et sa famille.     

Pour être réussie, la relation homme – chien doit forcément être apaisée. Cela revient à connaitre le répertoire comportemental de cette espèce et les règles de communication qui lui sont propres. Ces connaissances vont structurer votre pensée et vous permettront de vous comporter de manière sécurisante et compréhensible pour votre chien. Tentons de définir les critères fondamentaux nécessaires à l’établissement d’une relation apaisée et donc réussie.

Etre apaisant :

      • C’est être conscient du fait qu’en aucun cas vous ne devez chercher à être le chef de meute vis-à-vis de votre chien. Cela n’a aucun sens. Il n’y a pas de groupe social homme – chien, car la socialité est une notion fondamentalement intraspécifique. Nous formons avec nos chiens un groupe interspécifique. On peut dire aussi dans un autre registre que nous formons avec les chiens un groupe socioaffectif.

      • C’est être conscient du fait que la relation homme – chien doit être perçue comme une relation de coopération et non comme une relation de subordination.

      • C’est être conscient du fait que le chien est un animal captif qui n’assouvit rien sans l’aval de l’homme et donc qu’à ce titre le propriétaire d’un chien doit être un protecteur, un responsable, une figure parentale à laquelle le chien ne peut qu’adhérer. Cela passe par l’empathie. Présentez-vous à votre chien de manière amicale, n’utilisez ni la contrainte, ni la punition, ni la colère, ni l’agression. La période du jeune âge et de l’adolescence lorsqu’elle se passe dans un environnement sain, sécurisé, donne au chiot toutes les bases pour grandir et devenir un chien harmonieux et bien dans ses poils.

      • C’est être conscient du fait que le chien est un animal opportuniste qui annexe les choses qui l’intéressent et qu’à ce titre les ressources (alimentaires, lieux de repos, relations affectives et ludiques) sont pour lui quelque chose de très important. Cela implique qu’il est essentiel dès l’arrivée du chiot à la maison de mettre en place toutes les structures relationnelles compatibles et favorables à une relation apaisée par rapport aux ressources.

      • C’est être conscient du fait que le chien est un animal qui ressent des émotions comme la joie, la surprise, la colère, mais surtout la peur. Concernant la peur qui est une émotion qui habite le chien fréquemment, il est rappelé au maitre de bien choisir l’élevage afin que le chiot ait été bien socialisé à son espèce et bien familiarisé aux humains ainsi qu’à d’autres espèces (chats, chevaux…), mais également à l’environnement durant les deux premiers mois de sa vie. Notons aussi l’importance de poursuivre cette socialisation et cette familiarisation bien au-delà de l’élevage en permettant aux chiots de rencontrer, tous types de chiens (toutes races, tailles, couleurs, apparences), mais également tous types d’humains (enfants, personnes de couleur, personnes âgées) dans le cadre d’environnements divers et variés.

Apaisement

 

      • C’est être conscient du fait que le chien apprend par association directe. C’est pourquoi nous devons être vigilants quant aux signaux que nous envoyons aux chiens que ce soit quand il regarde un enfant, un congénère, un adulte. Si nous voulons que notre chien fasse de bonnes associations, qu’il ait des sentiments positifs vis-à-vis de ce qui l’entoure, nous devons lui délivrer des signaux positifs.

      • C’est être conscient du fait que certes nous pouvons nous faire comprendre de notre chien en ajustant notre verbale et notre para verbal et c’est important, mais qu’au-delà de cela nous pouvons réellement communiquer avec nos chiens en utilisant les signaux d’apaisement. Apprendre le langage des chiens c’est la garantie d’une meilleure relation, et d’une meilleure communication. Cette attitude vous permettra d’éviter les conflits et réduira le risque d’avoir un chien peureux, fragile, agressif, car stressé. Apprendre à déchiffrer le langage des chiens afin de comprendre ce que nos compagnons tentent de nous dire est le secret d’une vie harmonieuse avec eux. L’objectif est de connaitre les signaux apaisants, de faire savoir au chien que nous les connaissons et donc qu’il peut les employer avec nous, car nous lui répondrons, de récompenser le chien chaque fois qu’il esquisse un signal de manière à encourager ce canal de communication.

      • C’est être conscient du fait que chez le chien il n’existe pas de notion morale. Ils doivent donc comprendre, puis apprendre ce que nous entendons par bon et mauvais. C’est à nous de leur montrer quels sont les comportements appropriés de façon constructive voire avec compassion afin de ne pas augmenter leur anxiété et de les récompenser lorsqu’ils apparaissent. Trop de propriétaires oublient d’apprendre à leurs chiots ce qu’ils attendent d’eux pour autant, les chiots sont punis à tort pour ce qu’ils font mal. Soyez logique.

 

 Si vous êtes un humain apaisant, votre chien sera apaisé, bien dans ses poils. Vous aurez pleinement œuvré pour son bien-être. La relation que vous entretiendrez avec lui sera d’une qualité exceptionnelle forte affectivement et très étroite.